Étiquette INCO en pâtisserie : guide complet 2026
Étiquette INCO pâtisserie : 14 allergènes à déclarer, champs obligatoires, sanctions DGCCRF, outils d'impression. Méthode terrain 2026.
En bref. L'étiquette INCO en pâtisserie, c'est sept champs obligatoires sur chaque produit pré-emballé ou vendu à emporter : dénomination, ingrédients, 14 allergènes en gras, quantité, DLC, fabricant, conservation. Oubli = contravention de 5e classe par infraction constatée. Voici la méthode terrain pour ne rien rater, du règlement à l'imprimante.
C'est quoi l'INCO en pâtisserie ?
Le règlement INCO 1169/2011 est un texte européen entré en vigueur en France en décembre 2014. Il impose à tout professionnel qui vend une denrée alimentaire au consommateur final d'afficher une information précise sur le produit. La pâtisserie, la boulangerie, la viennoiserie et le traiteur sont concernés au même titre que le restaurant traditionnel.
INCO 1169/2011 : règlement européen sur l'information du consommateur. Il définit les sept champs obligatoires d'une étiquette alimentaire et la liste des 14 allergènes à déclarer en gras ou souligné sur chaque produit pré-emballé.
Là où ça se complique en pâtisserie, c'est que vous jonglez entre trois statuts produit :
- Vente au comptoir non emballée (la part de tarte servie dans une assiette) : affichage collectif des allergènes sur un support visible, pas d'étiquette individuelle.
- Vente à emporter pré-emballée (la boîte de macarons fermée à l'avance) : étiquette INCO complète, obligatoire.
- Vente à emporter emballée à la demande (le mille-feuille mis en boîte devant le client) : information orale plus support écrit consultable, pas d'étiquette individuelle obligatoire mais documentation interne à jour.
La nuance compte. Une pâtisserie qui prépare des verrines fraîches pour une vitrine réfrigérée vend du pré-emballé. Une boulangerie qui glisse une viennoiserie dans un sachet papier devant le client est en emballage à la demande. Le contrôle DGCCRF s'adapte au mode de vente.
Les 14 allergènes à déclarer en pâtisserie
Ce sont les mêmes que pour la restauration classique. Mais en pâtisserie, certains reviennent en boucle. Je les classe par fréquence d'usage chez un pâtissier traditionnel.
Les allergènes que vous manipulez chaque jour
- Gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut) — farines, brioches, viennoiseries.
- Œufs — crèmes, génoises, dorures, meringues.
- Lait (dont lactose) — beurre, crème, lait entier, ganaches.
- Fruits à coque (amandes, noisettes, noix, pistaches, noix de cajou, noix du Brésil, macadamia, noix du Queensland) — praliné, financiers, garnitures.
- Soja — lécithine de soja dans certains chocolats industriels.
Les allergènes que vous croisez régulièrement
- Arachides — pralinés mélangés, certains topping.
- Sésame — pains spéciaux, biscuits salés.
- Sulfites > 10 mg/kg — fruits secs traités, certains alcools de cuisine.
Les allergènes rares en pâtisserie classique
- Crustacés
- Poissons
- Mollusques
- Céleri
- Moutarde
- Lupin (parfois dans des farines spéciales bio sans gluten)
Le piège classique en pâtisserie : la lécithine de soja dans le chocolat de couverture. Vous faites un fondant, vous oubliez de regarder l'étiquette de votre chocolat noir, le soja n'apparaît pas sur votre étiquette finale. Une infraction qui peut vous coûter jusqu'à 1 500 €, ou 7 500 € pour une société.

Les 7 champs obligatoires d'une étiquette INCO pâtisserie
La DGCCRF est très précise sur ce que doit contenir une étiquette pré-emballée. Voici la liste exhaustive, dans l'ordre habituel d'apparition.
1. La dénomination de vente
Le nom légal du produit. Pas le nom commercial fantaisie. "Tarte au citron meringuée" et pas seulement "Tarte du chef". Si vous utilisez un nom protégé (galette des Rois, kouign-amann), la recette doit correspondre à la définition officielle.
2. La liste des ingrédients
Par ordre décroissant de poids au moment de la fabrication. L'eau de fontaine n'est obligatoire qu'au-dessus de 5 % du produit fini. Les additifs sont nommés par leur fonction (épaississant, conservateur) suivie de leur nom ou de leur numéro E.
3. Les allergènes en gras ou souligné
Les 14 allergènes présents doivent être mis en évidence dans la liste des ingrédients. Gras, souligné, majuscules, italique en couleur différente : un des quatre formats au choix. Pas de mention "peut contenir des traces de" obligatoire, mais c'est une bonne pratique.
4. La quantité nette
En grammes pour les produits solides, en millilitres pour les liquides. Sur une boîte de macarons, vous pouvez indiquer "12 pièces" si vous ajoutez le poids total à côté.
5. La DLC ou la DDM
La DLC (Date Limite de Consommation) pour les produits sensibles (crèmes, chantilly, fruits frais sur tarte). Format : "À consommer jusqu'au JJ/MM/AAAA". La DDM (Date de Durabilité Minimale) pour les produits stables (sablés, biscuits secs, confitures). Format : "À consommer de préférence avant le JJ/MM/AAAA".
6. Le nom et l'adresse du fabricant
Raison sociale + adresse complète. Pas de boîte postale. Pour un pâtissier qui sous-traite à un labo, c'est l'adresse du labo qui apparaît, pas celle du point de vente.
7. Les conditions de conservation
Notamment la température. "À conserver entre 0 et 4 °C". Pour un produit congelé : "Ne pas recongeler après décongélation".
Champs additionnels selon le cas
- Numéro de lot pour les produits préparés à l'avance et vendus pré-emballés.
- Déclaration nutritionnelle (énergie, lipides, glucides, etc.) pour les produits industriels — pas obligatoire pour la production artisanale en vente directe.
- Origine des ingrédients pour la viande, le poisson, certains fruits et légumes.
Cas pratique — Le contrôle DGCCRF de 2017 à La Verrerie
À La Verrerie, on tenait aussi une partie hôtel-restaurant avec un petit coin pâtisserie pour les petits-déjeuners en chambre et les goûters servis au salon. Confitures maison en pot, sablés au beurre, petits financiers : tout ce qui se vendait à emporter passait dans le rayon du concierge.
Quand l'inspecteur DGCCRF est passé en 2017, il n'a même pas regardé la carte du restaurant. Il a foncé sur le présentoir confitures. Sept pots étaient mal étiquetés : pas de mention de l'origine du fruit, DDM écrite à la main au feutre, allergène "fruits à coque" oublié sur la confiture de figues qui contenait des amandes effilées.
Résultat : mise en demeure avec obligation de corriger sous 30 jours. Pas d'amende directe, mais sept produits à retirer de la vente le jour même. Sept pots à 8,50 € le pot, plus le temps perdu à refaire les étiquettes à la main, plus le stress de l'équipe.
La leçon que je n'ai jamais oubliée : l'étiquette INCO en pâtisserie, ce n'est pas un détail de fin de production. C'est un livrable au même titre que le produit lui-même. Si vous ne pouvez pas l'imprimer en 30 secondes, vous allez finir par tricher ou bâcler. Et ce sont ces étiquettes-là que la DGCCRF repère en premier.
Sanctions DGCCRF en cas d'étiquetage non conforme
Les sanctions ne sont pas symboliques. Voici la grille à connaître :
| Type d'infraction | Sanction |
|---|---|
| Allergène manquant sur l'étiquette | Amende jusqu'à 1 500 € par infraction |
| DLC absente ou illisible | Amende jusqu'à 1 500 € + retrait immédiat |
| Liste d'ingrédients incomplète | Amende jusqu'à 1 500 € |
| Récidive dans les 12 mois | Doublement (3 000 €) + mise en demeure |
| Risque sanitaire avéré | Volet pénal possible (contravention de 5e classe) |
| Vente d'un produit retiré du marché | Selon les cas : contravention, ou délit de tromperie (jusqu'à 300 000 € pour une personne physique, 1,5 M€ pour une société) |
Le chiffre à retenir : 1 500 € par infraction pour une personne physique (7 500 € pour une société). Cinq étiquettes non conformes le jour du contrôle, c'est jusqu'à 7 500 € d'amendes cumulées. Sans compter le coût opérationnel : produits retirés de la vente, refacturation client, image de marque.
Pour comprendre comment se préparer concrètement, voyez la méthode complète pour préparer un contrôle DDPP. Une partie s'applique tel quel à la DGCCRF.
Comment générer ses étiquettes INCO en pâtisserie ?
Trois approches existent. Elles correspondent à trois moments de vie d'une pâtisserie.
Approche 1 — Feutre + étiquettes vierges
Le système du début. Vous écrivez à la main : nom du produit, allergènes, DLC. Ça marche pour 5 références figées et un volume faible. Ça craque dès que vous changez une recette, dès que vous ajoutez une variante saisonnière, dès qu'un fournisseur change la composition d'un ingrédient.
Approche 2 — Excel + impression A4 + ciseaux
L'étape intermédiaire. Un fichier Excel avec une ligne par produit, copie de la mise en page, impression sur planche A4 d'étiquettes adhésives, découpe au massicot. Ça tient jusqu'à 30 références. Le piège : quand vous changez le prix d'achat de la farine, vous ne vous demandez pas si le coût matière a basculé, mais surtout vous ne pensez pas à revérifier la liste d'allergènes de tous les produits qui contiennent cette farine.
Approche 3 — Mercuriale + imprimante thermique
L'approche que je recommande à partir de 20 références ou dès qu'un produit a plus de 5 ingrédients. Vous enregistrez chaque ingrédient une fois avec ses allergènes. Toutes les fiches qui utilisent cet ingrédient héritent automatiquement de la déclaration. L'étiquette s'imprime depuis votre iPhone en deux secondes sur une imprimante thermique Brother. Pas de ruban à changer, pas d'encre qui sèche.
- Temps par étiquette
- 60 à 120 secondes
- Risque oubli allergène
- Très élevé
- Mise à jour recette
- Réécriture intégrale
- Lisibilité contrôle
- Selon votre écriture
- Temps par étiquette
- 30 secondes en lot
- Risque oubli allergène
- Élevé
- Mise à jour recette
- Édition manuelle
- Lisibilité contrôle
- Bonne si imprimé propre
- Temps par étiquette
- 2 secondes
- Risque oubli allergène
- Faible — source unique
- Mise à jour recette
- Propagation automatique
- Lisibilité contrôle
- Thermique professionnel
Reste à choisir l'imprimante. Voici les quatre modèles Brother compatibles, côte à côte.
| Imprimante | RecommandéeBrother QL-1110NWBcLe choix par défaut pour la vente à emporter : 102 mm de large, tout format, code-barres. | RecommandéeBrother QL-820NWBcCuisine et petite vente : DLC secondaires, plats témoins, INCO compact 62 × 100. Avec sa batterie en option, elle imprime loin d’une prise. Pas de 102 × 150. | CompatibleBrother TD-4550DNWBLabo, traiteur, gros volumes : grands rouleaux, rouleaux génériques acceptés (19 à 118 mm de large), Ethernet. Coupe automatique en option. Mêmes formats que la QL-1110NWBc. | CompatibleBrother RJ-3250WBLImprimante de terrain sur batterie (≈ 15 000 étiquettes par charge) : food truck, marché, chambre froide, usage intensif loin d’une prise. 72 mm de large, INCO compact seulement. |
|---|---|---|---|---|
| Ce qu’elle imprime | ||||
| Étiquettes d’hygièneDLC secondaire, plat témoin, traçabilité réception | ✓ OuiFormat 62 × 40 mm, 62 × 100 mm | ✓ OuiFormat 62 × 40 mm, 62 × 100 mm | ✓ OuiFormat 62 × 40 mm, 62 × 100 mm | ✓ OuiFormat 62 × 40 mm |
| Cave et bouteillesPetite étiquette de col (38 × 60 mm) | ✓ OuiFormat 38 × 60 mm | ✓ OuiFormat 38 × 60 mm | ✓ OuiFormat 38 × 60 mm | ✗ NonAucun rouleau 38 × 60 mm référencé pour cette imprimante. Elle accepte les étiquettes prédécoupées de 25 à 80 mm de large, mais ce format n’est pas validé : pour la cave, prenez une QL. |
| Étiquette INCO compacteBarquette individuelle, sandwich, bocal : liste des ingrédients, allergènes, date | ✓ OuiFormat 62 × 100 mm | ✓ OuiFormat 62 × 100 mm | ✓ OuiFormat 102 × 150 mm | ✓ OuiFormat 72 × 100 mm |
| Étiquette INCO complèteBarquette traiteur, épicerie : tableau nutritionnel, prix au kilo, code-barres | ✓ OuiFormat 102 × 150 mm | ✗ NonLargeur maximale 62 mm : pas d’INCO complet ni de code-barres. | ✓ OuiFormat 102 × 150 mm | ✗ NonLargeur maximale 72 mm : pas d’INCO complet. |
| Papier | ||||
| Largeur maximalePlus c’est large, plus l’étiquette peut contenir d’informations | 102 mm | 62 mm | 108 mm | 72 mm |
| Formats utilisables avec Onrush | 102 × 150 mm · 62 × 100 mm · 62 × 40 mm · 38 × 60 mm | 62 × 100 mm · 62 × 40 mm · 38 × 60 mm | 102 × 150 mm · 72 × 100 mm · 62 × 100 mm · 62 × 40 mm · 38 × 60 mm | 72 × 100 mm · 62 × 40 mm |
| Encre ou rubanImpression thermique : le papier noircit à la chaleur | AucunThermique directe | AucunThermique directe | AucunThermique directe | AucunThermique directe |
| Rouleaux acceptés | Brother DK seulementRouleaux d’origine Brother | Brother DK seulementRouleaux d’origine Brother | Génériques acceptésMoins chers à l’usage | Génériques acceptésMoins chers à l’usage |
| Coupe des étiquettes | ✓ AutomatiqueMassicot intégré | ✓ AutomatiqueMassicot intégré | ◐ En optionSinon détachée à la main | À la mainBarre pour détacher |
| Coût d’une étiquette INCO compactePrix du rouleau divisé par le nombre d’étiquettes | ≈ 0,07 €62 × 100 mm, rouleau DK-11202 | ≈ 0,07 €62 × 100 mm, rouleau DK-11202 | ≈ 0,09 €102 × 150 mm, rouleau BDE-1J152102-102 | ≈ 0,08 €72 × 100 mm, rouleau Étiquettes prédécoupées génériques 76 × 102 mm |
| Coût d’une étiquette INCO complète | ≈ 0,23 €102 × 150 mm, rouleau DK-11247 | ✗ Impossible | ≈ 0,09 €102 × 150 mm, rouleau BDE-1J152102-102 | ✗ Impossible |
| Connexion | ||||
| Imprime depuis iPhone et iPadAirPrint : aucune application à installer | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui |
| Wi-Fi | ✓ OuiEt Wi-Fi Direct, sans box | ✓ OuiEt Wi-Fi Direct, sans box | ✓ OuiEt Wi-Fi Direct, sans box | ✓ OuiEt Wi-Fi Direct, sans box |
| BluetoothPour les applications de la marque, pas pour Onrush | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui |
| Câble USBPour un ordinateur ; l’iPhone et l’iPad passent par le Wi-Fi | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui |
| Câble réseau (Ethernet)Le plus stable en cuisine | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui | ✗ Non |
| BatteriePour imprimer loin d’une prise | ✗ Non | ◐ En optionBatterie Brother PA-BU-001, 110 à 119 € : ≈ 4 300 étiquettes par charge | ✗ Non | ✓ OuiIntégrée |
| Utilisation | ||||
| VitesseAnnoncée par le fabricant | 110 mm/s | 176 mm/s | 152 mm/s | 127 mm/s |
| Netteté300 dpi : petits caractères et code-barres bien lisibles | 300 dpi | 300 dpi | 300 dpi | 203 dpi |
| Écran | ✗ Non | ✓ Oui | ✓ Oui | ✓ Oui |
| Prix | ||||
| Prix de l’imprimanteTTC, constaté en ligne | 250 à 300 € | 190 à 280 € | 600 à 700 € | 929 à 1039 € |
✓ oui · ✗ non · formats en millimètres (largeur × hauteur). Caractéristiques relevées sur les fiches des fabricants ; prix TTC constatés en ligne, donnés à titre indicatif.
Brother RJ-3150 : Fabrication arrêtée par Brother, souvent en rupture. Vous l’avez déjà ? Elle reste compatible. Pour en acheter une, prenez la RJ-3250WBL.
Celles que nous ne conseillons pas
| Imprimante | Pourquoi | Connexion | iPhone / iPad (AirPrint) | Prix |
|---|---|---|---|---|
| Dymo LabelWriter 550Déconseillée | Pas d’AirPrint (USB seul, logiciel Windows/Mac) et rouleaux à puce NFC : seules les étiquettes Dymo authentiques passent, deux à trois fois plus chères. | Câble USB | ✗ Non | 120 à 170 € |
| Niimbot B21 / B3SDéconseillée | Impression uniquement depuis l’application Niimbot (pas d’AirPrint, pas de PDF), 50 mm de large maximum : impossible d’imprimer une INCO conforme depuis Onrush. | Bluetooth | ✗ Non | 50 à 90 € |
| Zebra ZD421Prévue plus tard | Langage ZPL sans AirPrint : nécessite un pilote dédié. Prévu en v3 si la demande se confirme. | Câble USB, BluetoothEn option : Wi-Fi, Câble réseau (Ethernet) | ✗ Non | 350 à 450 € |
Pour le détail des quatre imprimantes Brother compatibles avec Onrush et le bon modèle selon votre volume, consultez la page imprimantes Brother recommandées pour étiquettes INCO. Le point à retenir pour une pâtisserie : seules la QL-1110NWBc et la TD-4550DNWB impriment l'étiquette INCO complète en 102 × 150 mm. La QL-820NWBc et la RJ-3250WBL s'arrêtent à l'INCO compacte. La QL-1110NWBc reste le standard pâtisserie, la TD-4550DNWB tient les gros volumes d'une cuisine centrale. Pour étiqueter loin d'une prise (marché, événement, labo sans prise à portée), prenez d'abord la QL-820NWBc avec sa batterie en option PA-BU-001, environ 300 à 400 € l'ensemble. Pour un usage intensif sur le terrain, la RJ-3250WBL tient environ 15 000 étiquettes par charge, pour 929 à 1 039 €. La RJ-3150 n'est plus fabriquée : si vous l'avez déjà, elle reste compatible.
Source officielle
Erreurs fréquentes sur l'étiquetage INCO en pâtisserie
L'erreur qui coûte le plus cher : un allergène déclaré au niveau du plat et pas au niveau de l'ingrédient. Le jour où vous changez de chocolat de couverture, l'allergène soja disparaît de partout sans que vous vous en rendiez compte.
Erreur 1 : oublier la lécithine de soja dans le chocolat Le chocolat de couverture industriel contient quasi systématiquement de la lécithine de soja. Si votre étiquette de chocolat noir n'est pas dans votre mercuriale avec le soja coché, tous vos produits chocolatés sont en infraction.
Erreur 2 : DLC écrite à la main au feutre La DGCCRF tolère les feutres permanents, mais l'inspecteur peut considérer qu'une date "incertaine" (chiffre raturé, encre qui bave) équivaut à une DLC absente. Préférez une impression thermique nette ou une étiquette pré-imprimée datée tampon.
Erreur 3 : nom du fabricant tronqué "La Pâtisserie de Cyril" ne suffit pas. Il vous faut la raison sociale complète (SARL, SAS, EI) + l'adresse complète (numéro, rue, code postal, ville). Pas de boîte postale.
Erreur 4 : confondre DLC et DDM Une crème pâtissière n'est pas une DDM. C'est une DLC. Une confiture maison stérilisée n'est pas une DLC. C'est une DDM. Le choix du sigle a un impact sanitaire et juridique direct.
Erreur 5 : ne pas relier l'allergène au fournisseur Vous changez de fournisseur de farine et le nouveau ajoute des traces de moutarde dans son usine. Si votre documentation interne ne lie pas l'allergène au lot du fournisseur, vous ratez la mise à jour. C'est pour ça qu'une approche centralisée via fiches techniques qui intègrent allergènes limite le risque.
Conclusion
L'étiquette INCO en pâtisserie en 2026, c'est trois points à retenir :
1. Sept champs obligatoires sur chaque produit pré-emballé : dénomination, ingrédients, allergènes en gras, quantité, DLC/DDM, fabricant, conservation. Pas de raccourci possible.
2. Jusqu'à 1 500 € par infraction côté DGCCRF pour une personne physique (7 500 € pour une société), doublés en récidive. Et au-delà de l'amende, le retrait immédiat du produit du linéaire le jour du contrôle.
3. La traçabilité commence au niveau de l'ingrédient. Pas au niveau du plat. Un allergène coché une fois sur la farine doit se propager sur toutes les recettes. Sinon, vous ratez la moitié des mises à jour fournisseurs.
Ce que j'aurais aimé savoir avant le contrôle de 2017 : l'étiquette n'est pas un livrable de fin de production. C'est un livrable au même rang que le produit. Le moment où vous signez la prod, c'est aussi le moment où l'étiquette doit être prête. Si vous voulez voir comment l'automatiser, jetez un œil aux imprimantes Brother recommandées pour étiquettes INCO — c'est le matériel que j'utilise et celui que je recommande aux pâtissiers en beta Onrush.
1 email par semaine, les vrais chiffres du métier
Pas de marketing. Des données terrain, des cas concrets, des retours d'équipe.
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Dernière mise à jour en 2026. Rédigé par Cyril Quesnel, fondateur Onrush, chef entrepreneur (La Verrerie 2015-2018, Lunch Wagon 2023-2026).